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Comment écrire des questions à choix multiple pertinentes

Comment écrire des questions à choix multiple pertinentes

Les questions à choix multiple sont un type de question très polyvalent et très souvent utilisé. Elles peuvent être utilisées pour évaluer différents types de connaissance. Du simple test de connaissance à des questions plus subtiles sur un scénario réaliste, les possibilités sont très larges. Il est néanmoins important d’être conscient qu’avec des questions à choix multiple, les apprenants choisissent parmi un ensemble de réponses possibles. Cela signifie que la réponse correcte est donnée dans les choix. Si vous avez besoin que vos apprenants prouvent qu’ils connaissent certaines informations sans avoir aucun indice, ce n’est pas le type de question le plus adapté.

Regardons comment sont composées les questions de QCM :

  • Le libellé : c’est la question ou le problème à résoudre
  • Des propositions de réponses : c’est la liste des choix. Il y a deux sortes de propositions de réponses :
    • la ou les réponses correctes : ce sont les bons choix parmi les propositions.
    • la ou les réponses erronées : ce sont les mauvais choix parmi les propositions.

Que vous écriviez pour la première fois des questions ou que vous le fassiez depuis des années, vous trouverez ci-dessous des conseils et des directives à suivre pour écrire des questions à choix multiple efficaces.

Écrivez des réponses erronées plausibles

Savoir rédiger des réponses erronées mais plausibles est le secret pour écrire des QCM pertinents. Votre but devrait être d’écrire des réponses incorrectes qui forcent vos apprenants à réfléchir sérieusement. Les choix trop clairement incorrects voir impossibles doivent être évités car ils ne font pas réfléchir les apprenants. Si vous faites cela, autant leur donner directement la bonne réponse !

Trouver des réponses plausibles peut être très difficile, il peut donc être utile d’en parler avec un expert métier, un employé ou une partie prenante en mesure de vous fournir des informations précises et réelles sur votre contenu. Il peut être également utile d’identifier les erreurs courantes et de s’en servir pour rédiger les mauvaises réponses.

Il est aussi préférable d’éviter les « aucune des réponses proposées » et les « toutes les réponses proposées » comme réponses erronées. Ils ont tendance à être des solutions de repli faciles que les concepteurs utilisent au lieu de réfléchir pour proposer des réponses erronées de qualité. On pourra donner le même conseil pour les questions de type « vrai ou faux » :  il vaut mieux les éviter si vous voulez vraiment tester les connaissances et mettre au défi vos apprenants.

Ne donnez pas d’indice

Afin de rendre vos QCM utiles et stimulants, il vaut mieux s’abstenir de donner des indices sur la bonne réponse. Certains apprenants particulièrement observateurs peuvent remarquer des indices involontaires comme une différence de longueur ou de formulation récurrente. Il est donc important que vos différentes propositions soient similaires en termes de longueur et de formulation.

Il faut également éviter de donner involontairement une réponse à une question dans une autre question du quiz. Les apprenants remarquent aussi l’utilisation des extrêmes : essayez d’éviter les mots « jamais », « toujours » et « seulement » dans vos réponses incorrectes. Il en va de même des propositions pas du tout crédibles ou extravagantes : cela trahit inévitablement la réponse incorrecte.

Répartissez aléatoirement vos réponses correctes

Les réponses correctes sont souvent proposées en deuxième ou en troisième place dans les listes de réponses. Gardez cela à l’esprit lorsque vous répartissez vos choix de réponses. Répartissez vos bonnes réponses en premier, en deuxième et en troisième choix. Si vous utilisez un outil auteur qui vous permet de placer vos bonnes réponses de façon aléatoire (Articulate Storyline le fait), il est très utile d’activer cette option.

Ne rédigez pas de questions négatives

La question négative demande aux apprenants de choisir une réponse qui est incorrecte. C’est un moyen que certains concepteurs de tests utilisent pour mettre au défi les apprenants, voire les piéger ! Personnellement, je pense qu’il est préférable d’éviter les questions volontairement (ou involontairement !)  trompeuses.

Voici un exemple de question négative :

Parmi les propositions suivantes, laquelle n’est pas en accord avec les règles de l’entreprise ?

  1. Manger sur son espace de travail
  2. Utiliser l’ordinateur pour un usage personnel
  3. Prendre un congé sabbatique d’un mois

Cela demande de réfléchir même si l’on connaît bien les règles de l’entreprise en question, n’est-ce pas ? Les questions négatives demandent souvent aux apprenants de se creuser la tête simplement pour déchiffrer les possibilités et pour comprendre la question avant même de commencer à chercher la bonne réponse. Au contraire, rédigez des énoncés clairs vous permettra d’évaluer vos apprenants sur leurs connaissances réelles.

Utilisez aussi d’autres types de questions !

Regardons les choses en face : les questions à choix multiples ont tendance à être utilisées à tort et à travers. Ils sont un choix par défaut que les concepteurs pédagogiques utilisent encore et encore. Alors la prochaine fois que vous envisagerez de créer un QCM, posez-vous les questions suivantes : y a-t-il une façon différente ou plus originale de tester cette connaissance ? Un glisser-déposer serait-il plus approprié ? Est-ce qu’une activité interactive avec des zones de clic fonctionnerait dans ce cas ? Essayez de sortir des sentiers battus et soyez créatif avec les types de questions que vous utilisez. En utilisant plusieurs types de questions, votre contenu sera plus varié et plus intéressant pour vos apprenants. Pour vous aider, voici un article qui vous dira tout sur comment choisir le type de question en fonction des compétences à évaluer.

En suivant ces quelques conseils pratiques, vous serez en bonne voie pour proposer des QCM intelligents et stimulants qui testeront efficacement les connaissances de vos apprenants !

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Community Manager International chez Articulate et experte e-learning passionnée possédant des années d’expérience dans la création de modules e-learning efficaces.

4 commentaires

  1. Pascal ll y a 7 mois

    Merci Allison, pour ces précieux conseils.
    Aaaaah les questions négatives. J’ai souri.
    Effectivement, ce procédé est parfois utilisé pour rendre plus ardu un QCM.
    Je trouve cela également contre-productif.
    Un QCM se doit de valider les acquis et aider à les ancrer en forçant l’apprenant à réfléchir autour des concepts.
    Mettre des questions négatives, c’est prendre le risque d’instiller un doute dans le cerveau de l’apprenant.

    J’ai beaucoup apprécié la diversification des types de QCM implémentés dans Rise ces derniers mois.
    Au plus le temps passe, au plus j’en suis fan.
    Bravo aux équipes.

  2. Odile ll y a 7 mois

    Merci Allison pour cet article je suis entièrement d’accord.

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