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Guide du freelance : comment parler d’argent avec vos clients

Guide du freelance : comment parler d’argent avec vos clients

Travailler en tant que concepteur pédagogique indépendant peut être à la fois intellectuellement et financièrement intéressant. Gérer directement les clients, être son propre patron et être bien payé sont les avantages de ce statut. Mais certains aspects de ce statut peuvent sembler complexes, comme mener les négociations avec les clients.

Si parler d’argent vous fait peur, ne vous inquiétez pas. Dans cet article, je vais vous expliquer quelques conseils qui vous aideront à vous sentir plus à l’aise afin que vous puissiez vous assurer d’être payé au bon prix. 

1. Menez des recherches

Certains clients vous contacteront pour du travail et vous proposeront le taux horaire qu’ils ont l’habitude de payer. Cela peut être très utile car cela vous permet d’exclure dès le départ les propositions qui ne sont pas dans votre fourchette de prix. Mais que faire s’ils ne vous parlent pas immédiatement d’argent ? Dans ce cas, faites une recherche par vous-même pour essayer de trouver ce qu’ils paient habituellement. Par exemple, vous pouvez essayer de consulter la page emploi de leur site web pour voir s’ils mentionnent les taux horaires habituellement pratiqués.

LinkedIn et Glassdoor sont également des sites intéressants pour savoir ce qu’un client paie pour des postes similaires. Ces sites web ont des zones où les entreprises peuvent partager des emplois comparables ainsi que les taux horaires associés. Et Glassdoor permet même aux employés et aux sous-traitants anciens et actuels de rapporter des chiffres réels, ce qui est très utile pour vous en tant que freelance potentiel !

Mais même si Glassdoor et LinkedIn permettent de communiquer des taux horaires, on trouve plus facilement des salaires. Mais si une offre est postée avec un salaire au lieu d’un taux horaire, vous pouvez facilement le convertir en faisant quelques calculs. Une année de travail standard compte environ 1 700 heures. Donc, prenez n’importe quel salaire annuel et divisez-le par 1 700 pour obtenir le taux horaire. Par exemple, voici à quoi ressemblerait ce calcul pour un salaire annuel de 35 000 € : 35 000 € / 1 700 € = environ 20 € de l’heure. Si ce taux semble faible, c’est parce que c’est le cas ! Les employés salariés sont généralement moins payés que les indépendants car ils bénéficient de la sécurité de l’emploi, des congés payés ainsi que d’autres avantages, j’ajoute donc généralement 50% au taux horaire. Pour reprendre l’exemple, si une entreprise propose des postes de concepteurs payés 35 000 €, vous pourriez raisonnablement demander un taux horaire de 40 € ou plus en tant que freelance.

Si le client ne vous donne pas de montant et que vous ne trouvez rien en ligne, ne vous inquiétez pas ! C’est là que le conseil numéro deux entre en jeu.

2. Amenez le client à vous donner un chiffre 

Je ne sais pas pour vous, mais mon cœur s’accélère dès qu’une conversation avec un client se met à porter sur mon taux horaire. Si vous êtes comme moi, ne paniquez pas et ne donnez pas immédiatement votre taux horaire habituel. Essayez d’abord d’amener le client à donner lui-même un chiffre, car cela vous mettra dans une meilleure position pour négocier. Parfois, vous penserez à un chiffre et le client vous proposera beaucoup plus. Dans ce cas, si vous aviez déjà proposé un taux inférieur, vous seriez perdant.

Alors, la prochaine fois qu’un client vous demande ce que vous facturez à l’heure, répondez par une question au lieu de donner votre taux immédiatement. Voici quelques exemples :

  • Avez-vous un taux horaire en tête à partir duquel nous pourrions discuter ?
  • Combien vous demandaient les autres concepteurs pour ce genre de travail dans le passé ?
  • Quel est votre budget pour ce projet ? 

Espérons que poser ces questions amènera le client à partager le chiffre qu’il a en tête. Une fois que vous avez ces informations, vous pouvez décider de contrer avec votre propre offre ou d’accepter ce qu’il vous a proposé.

3. Obtenez les détails du projet

Une autre bonne pratique consiste à vous assurer d’avoir suffisamment de détails sur le projet avant de donner votre prix. Vous ne voulez pas vous lancer dans des négociations sans comprendre le projet en détail. Voici quelques exemples de question à poser :

  • Quand avez-vous besoin que le projet soit terminé ?
  • Serai-je la seule personne à travailler sur ce projet, ou ferai-je partie d’une équipe ?
  • Le contenu est-il déjà écrit ou vais-je l’écrire et réaliser le module e-learning ?
  • Combien d’heures par semaine voudriez-vous que je consacre à ce projet ?

Si au cours de cette conversation, le client ne vous a toujours pas donné de fourchette de prix, au moins vous aurez toutes les informations dont vous avez besoin pour proposer un tarif qui a du sens de votre côté.

En résumé

N’oubliez pas que toutes les conversations autour du salaire sont en réalité des négociations, et il n’y a pas à être gêné de parler d’argent. La pire chose qu’on puisse vous répondre, c’est non ! Et bien que négocier avec les clients puisse sembler intimidant au début, c’est une compétence qui devient plus facile avec la pratique. En suivant les conseils que nous avons abordés dans cet article, vous pouvez être sûr que vous êtes en bonne position pour négocier le meilleur prix pour votre travail.

Pour plus d’informations sur le travail indépendant ou d’autres conseils de carrière, consultez les articles ci-dessous.

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Community Manager International chez Articulate et experte e-learning passionnée possédant des années d’expérience dans la création de modules e-learning efficaces.

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